Rencontre de Doyenné du 11 octobre : les fraternités paroissiales

     Le 11 octobre les EAP, les différents acteurs et services du doyenné se sont retrouvés pour une réflexion sur le thème : Dans un monde qui change quelle Eglise aujourd’hui ?

     Monseigneur Claude Cesbron, à qui Monseigneur l’Evêque a confié la mission de développer dans le diocèse les fraternités paroissiales, a commencé la rencontre par un exposé précisant le contexte général et diocésain dans lesquelles elles s’insèrent.

lien_page9_image1.jpg

     Ci-dessous un extrait de son exposé : Ce que sont les fraternités paroissiales.

     « Monseigneur l’Évêque en donne l’approche suivante : « Des personnes qui se regroupent au nom du Christ, non d’abord en raison de leurs affinités, mais d’abord en raison de leur proximité géographique ou un projet commun d’actions de proximité »

     … Le point de départ de la constitution des communautés de base, fraternités paroissiales, c’est le quartier, le village. Là où habitent des chrétiens. Pour éviter que la paroisse ne se réduise aux quelques catholiques qui sont actifs et qui peuvent se déplacer, la création des communautés de base, fraternités paroissiales permettra de conserver et de densifier le tissu chrétien dans les différents quartiers, villes ou villages qui forment la paroisse. Cet impératif ne découle pas d’un choix que nous ferions. C’est un appel du Christ à former une famille avec celles et ceux qu’il nous demande d’aimer comme des frères et soeurs et qui sont déjà là. En quelque sorte, ces communautés de base, ces fraternités forment l’ossature de la paroisse.

     Une fois constituées, ces communautés de base, fraternités paroissiales, qu’auront-elles à vivre et à faire ? Monseigneur l’Évêque leur propose comme quatre piliers.

     - Connaître la vie locale : la vie toute proche, celle du quartier ou du village, celle des gens. Nous y parviendrons en partageant et aussi en prenant le temps de rencontrer les autres, de parler et surtout d’écouter.

     - La mise en oeuvre d’actions de proximité : il pourrait y avoir une première tâche qui, à partir du noyau de départ, consiste à repérer les catholiques, à les rencontrer et à les inviter à se retrouver avec ceux du quartier. Puis, la fraternité pourrait chercher à être présente aux actions communes : fêtes des voisins, accueil des nouveaux arrivants... À être présent ou à les initier. Progressivement la connaissance du quartier incitera la fraternité à entreprendre telle ou telle action.

    - Le partage de la Parole de Dieu et de la prière : c’est bien sûr la source. C’est bien la Parole de Dieu qui nous invite à sortir à la rencontre des uns des autres pour vivre en frères. Souvenons-nous de la réponse de Jésus à ceux qui lui annoncent : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors : ils veulent te voir ». « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 8, 20-21). Non pas que Jésus rejette sa famille biologique, non mais il présente la famille de Dieu comme celle qui réunit celles et ceux qui écoutent Dieu dans sa Parole, dans sa conversation amoureuse avec nous. Marie, la mère de Jésus, en est comme le modèle. Oui, la méditation et le partage de la Parole de Dieu, sa mise en oeuvre dans nos vies, fondent, forgent, créent notre fraternité. C’est elle qui va nous guider, nous interpeller peut-être, mais toujours nous appeler à l’amour. La prière sera le ciment de notre fraternité, puisque par elle nous nous tournons ensemble vers Dieu en lui disant : Père.

     Le coeur et la source de cette prière, c’est bien sûr l’Eucharistie dominicale. Prévoyant l’évolution des paroisses, la charte synodale dans le principe, Vivre le dimanche en Église, demande, dans sa décision 1, de vivre régulièrement un grand rassemblement dominical dans la paroisse. Cette décision, pourrait-on dire, trouve sa pleine actualité aujourd’hui. Il est aisé de comprendre que pour les communautés de base-fraternités paroissiales, il sera vital de vivre ensemble le repas du Seigneur, ce temps de convivialité sacramentelle avec Dieu et avec les frères et soeurs, le sommet et la source de la vie chrétienne, comme le dit si bien le concile Vatican II. Et ce sont ces mêmes fraternités qui inviteront les personnes de leur village ou de leur quartier à se joindre à eux.

     - La convivialité : vivre heureux ensemble et, pour cela, ménager des moments de détente et de partage. Nous aurons assez d’imagination pour créer de tels événements. Il serait souhaitable que nous vivions une convivialité ouverte. Autrement dit, il est tout fait possible que le premier contact que nous souhaitons prendre avec des gens du quartier ou du village se fera autour d’un pot ou d’un café. »

Vous pouvez retrouver le texte complet de cette intervention sur le site internet de la paroisse : http:// www.saintfrancoisauxportesdangers.org


Date de création : 24/11/2014 @ 17:19
Dernière modification : 24/11/2014 @ 17:19
Catégorie : Pour se former -
Page lue 220 fois
Précédent  
  Suivant


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !